Sous ses plumes et sa voilette, elle veille sur ce que l’apparat tente de soustraire à notre regard ; la finitude de toute existence. L’or brille encore, les parures demeurent, mais le visage porte déjà la marque du temps que leur éclat prétend suspendre.

Étrange sentinelle, elle interroge notre désir de paraître et notre obstination à durer. Que cherchons-nous dans la beauté, la richesse et le pouvoir, sinon parfois la promesse d’échapper à la finitude ?

Peut-être nos parures témoignent-elles aussi de cette tension ; nous savons que tout passe, et pourtant nous donnons des formes à notre désir de durer.

La gardienne se tient dans cet intervalle, là où la conscience de la finitude n’épuise pas la puissance d’exister.

La gardienne des Vanités

Pao

Vanités

Statue fabriquée avec divers matériaux. Hauteur : 1m55, poids : 9kg. 1080 euros.